Ensemble, en lutte contre le cancer
VERVIERS -
Trois Verviétois ayant souffert d'un cancer , sont à la base de l'organisation d'une grande soirée caritative. Thierry Polis, l'un d'eux, témoigne.
Quelques semaines après avoir fêté ses cinquante ans, Thierry Polis apprend qu'il est atteint d'un cancer. Et plus précisément d'un lymphome, qui s'attaque à la chaîne ganglionnaire. C'était en septembre 2008.
« J'avais des symptômes récurrents qui augmentaient, mais j'ai été surpris d'apprendre le verdict du médecin. En plus, j'étais déjà au dernier stade, avec des taches au foie et des déformations au niveau de l'estomac », explique ce Verviétois.
Pourtant, le jeune quinquagénaire s'en sortira. Il apprendra, environ un an plus tard, qu'il entrait en période de rémission. « Quand j'ai commencé mon traitement, assez lourd, j'ai été pris en charge à l'Institut Jules Bordet, à Bruxelles. Dans un petit salon, j'ai vu le portrait d'une jeune fille, Ariane, 23 ans et décédée des suites d'un cancer. J'ai ensuite appris que ses parents avaient fondé une association », relate-t-il.
Thierry Polis a suivi son traitement, avant d'entrer en période de rémission. Voulant remercier le professeur de l'institut, il s'est demandé ce qu'il pouvait faire pour aider. « On m'a répondu que je pouvais acheter des bouteilles de champagne, en faveur de l'association. Mais je voulais faire autre chose », indique-t-il. D'où son idée d'organiser une soirée caritative, au départ de quelques contacts qu'il avait. « Quand on échappe à une telle maladie, on a besoin de marquer le coup », ressent-il.
De fil en aiguille, le Verviétois a obtenu des réponses positives aux invitations qu'il avait lancées. Christophe Dechêne et Marthe Thomas, deux autres Verviétois ayant également souffert d'un cancer, l'ont rejoint dans sa tâche. « Nous avons suivi le même parcours et savons par où nous sommes passés », commente l'initiateur de l'événement, qui compte sur le soutien des Verviétois le 9 octobre prochain au Grand-Théâtre pour assister à cette grande soirée caritative. « Les personnes qui s'occupent du fonds Ariane vivent à la côte belge. Et beaucoup de manifestations se déroulent dans le nord du pays. Je pense qu'il s'agit ici d'une des premières fois qu'une organisation en sa faveur se concrétise du côté francophone. C'est aussi un élément à souligner, encore plus actuellement », conclut Thierry Polis.